La biographie détaillée de Maxime NEMo (1888-1975) secrétaire général de l'Association JJ Rousseau de 1947 à 1975 . Nombreux textes inédits.
Comment le jeune Maxime Nemo qui a 25 ans, grand diseur se jette éperdument vers le théâtre et hante les planches des théâtres de Boulevard, ayant perdu son pygmalion de père décédé en 1909 en Vendée, tout juste marié à Dijon et en charge de famille et comment va-t-il croiser la route des géants du théâtre : Charles Dullin, Jacques Copeau et Louis Jouvet durant cette période de l'avant guerre ?
"C'est que depuis 1907, où il a remplacé Léon Blum à la critique dramatique de La Grande Revue de Jacques Rouché, sa rage s'est accumulée contre les théâtres de divertissement trop commerciaux, où les acteurs multiplient effets, trucs et tics. « Partout le bluff, la surenchère de toute sorte et l'exhibitionnisme de toute nature parasitant un art qui se meurt... partout veulerie, désordre, indiscipline, ignorance et sottise, dédain du créateur, haine de la beauté ; une pratique de plus en plus folle et vaine, une critique de plus en plus consentante, un goût du public de plus en plus égaré... »

Copeau est un indigné. Et le clame. Il faut faire table rase. Pour retrouver santé et vie, le théâtre réformé devra repousser tout ce qui « est vicié dans sa forme, dans son fond, dans son esprit, dans ses moeurs ». Il faut retrouver, à tout niveau — technique, administratif, artistique —, les vertus d'honnêteté, de simplicité, de sincérité. Alors seulement pourront s'épanouir l'humanité, la vérité, essentielles à l'art dramatique".

Extrait de @Télérama