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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 15:22

Dans les deux hivers 1895 et 1896, elle loua tout le Grand Hôtel de Cimiez (40 000 francs pour six semaines) ; et dans les trois hivers 1897, 1898 et 1899, le tout neuf Regina Excelsior (80 000 francs pour huit mois). On sait que, pour hiverner, la reine amenait non seulement ses femmes de chambre, valets, son chef de cuisine et ses marmitons, ses serviteurs indiens, son lit, sa vaisselle... mais encore, son cabriolet, ses chevaux et piqueurs et son âne Jacquot. Plan de l'ouvrage sur Maxime NEMO

Le lieutenant Colonel Sir William Carrington, Grand maréchal de la petite cour niçoise ;

Le Prince Henry de Battenberg et la princesse Béatrice de Battenberg pianiste émérite jouait du Saint Saens.aux côtés de ses enfants :les princes Alexander et Leopold et la princesse Victoria de Battenberg.

1900_SarahBernhardtparNapoleonSarony.jpg

Sarah Bernhardt vint au printemps  de 1897 à Nice et vint jouet à l’Hôtel Exelsior « Jean marie » d’André Theuriet, Drame en 1 acte en vers (déjà joué au Théâtre de l’Odéon le 11 octobre 1871 ) 

Le Président Félix Faure vint saluer la reine à Nice en avril 1898.

Grâce encore à Xavier Paoli, on sait tout des journées méthodiquement réglées de la reine à Cimiez. (pp.254-255)

Lever à 9 heures, breakfast très copieux ; correspondance et télégrammes l'occupaient jusqu'à onze heures ; puis promenade jusqu'à une heure et demie ; déjeuner encore copieux, puis nouvelle excursion. À sept heures, dîner suivi d'une soirée dans le petit salon royal où souvent elle faisait venir des artistes : Saint-Saëns et Sarah Bernhardt se produisirent devant la reine ; avant de se coucher, la reine écrivait encore son journal. Ce programme supportait des exceptions : les sorties exceptionnelles — quand elle allait à Falicon ou assister aux fêtes locales de Cimiez, en particulier le festin des Cougourdins ; elle n'allait pas au carnaval. Tous ces déplacements à Nice et alentour se passèrent sans incident, bien que beaucoup de badauds se regroupaient pour apercevoir celle qui disait être M Churchill mais que la réputation des villes d'hiver, des stations thermales et balnéaires.

Victoria tenait un « livre de cadeaux » qu’elle faisait au petit personnel et aux anonymes rencontrés au hasard de se promenades.  

 Hotel-regina-a-Cimiez.jpg

Le moment le plus important fut la deuxième moitié du XIXè siècle avec les très nombreux séjours de Napoléon III aux villes d'eaux, à Biarritz, ceux de la reine Victoria,(à Aix les Bains en 1892 et 1893 puis à Nice de 1895 à 1899)  du roi de Prusse, de l'Empereur d'Autriche et de la famille impériale russe.

A contrario, des eaux, même de qualité aux yeux des Académies de Médecine, des bains de mer situés sur le même rivage océanique, des villages de pêcheurs méditerranéens ou des abris provençaux (comme Nyons) n'ont pas réussi à percer, quels que soient leurs mérites.

Victoria-a-Cimiez.jpg

Un nombre de plus en plus grand de rentiers au XIXè° siècle et début XXè siècle, puis de grands bourgeois sont atteints par la diffusion des pratiques saisonnières de tourisme ; ils se rendent dans les stations les plus mondaines... et bien peu dans des lieux ayant les mêmes avantages climatiques. « Moins cher » n'est pas un argument, seul compte le « plus chic ».

Et le processus de distinction continue d'assurer de nouvelles inventions.

Cf. Xavier PAOLI, « Mes souverains ». Ce commissaire spécial français, chargé de leur protection discrète, raconte.

Rééditions des mémoires de Xavier Paoli qui fut un best seller en 1912 : « Leurs majestés » Editions Atlantica/ Sceptre et couronne – Biarritz - Décembre 1999. Collection de photos de Jean Philippe SEGOT

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Published by maximenemo
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Himba 21/08/2017 23:21

En 1901 mourait Victoria, symbole d'un siècle d'austérité. Loin de la légende "victorienne", on découvre ici une souveraine et une femme ardente. Il y a cent ans, la reine Victoria mourait et entrait dans la légende comme une petite dame obèse et impérieuse. Son nom symbolise un siècle d'hypocrisie, d'austérité sourcilleuse, de chasteté puritaine. Le moment est venu de corriger le mythe d'une Victoria "victorienne". La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l'Europe, la souveraine de la révolution industrielle était une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui se terminaient à l'aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l'Italien en chantant du bel canto. Séduite par les couleurs de la Méditerranée, elle lança la Côte d'Azur.Aux lords, elle préférait ses serviteurs simples et bons. Son peuple l'appelait "la reine républicaine". Mais à quarante-deux ans, devenue veuve, elle respecta aveuglément les principes luthériens d'Albert, son prince allemand, qu'elle avait aimé jusqu'à la folie.C'est une Victoria ardente et violente que fait revivre cette biographie sans révérence "La dernière reine, Victoria 1819-1901" – Béatrix De l'Aulnoit & Philippe Alexandre

Peyron 27/08/2013 20:57



http://livrereinevictoria.free.fr
http://reinevictoriacostebelle1892.blogspot.fr





"Séjour de la reine Victoria aux Grands-Hôtels de Costebelle
à Hyères en 1892"


par une descendante de la famille propriétaire de ces Grands-Hôtels.


 


Un ouvrage historique unique, abondamment illustré sur le séjour de cette grande reine qu'était VICTORIA du Royaume-Uni, sur la Côte d'Azur,


plus particulièrement aux "Grands-Hôtels de Costebelle"  à Hyères.


 


De ce "resort" de l'époque, composé de trois grands hôtels,


le Grand-Hôtel de l'Ermitage, le Grand-Hôtel d'Albion et le Grand-Hôtel de Costebelle, il subsiste toujours le Grand-Hôtel de Costebelle où la reine Victoria a résidé avec sa nombreuse
suite. 


 


A ce jour, le Grand-Hôtel de Costebelle tient lieu d'internat pour le Lycée Polyvalent de Costebelle.


 


Ce lieu magique vit également le premier golf de 18 trous et la première piscine de la Côte d'Azur.

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